Lourdes sanctions prononcées pour l’ex-patron de Vitamine

Vitamine

Clap de fin dans l’affaire Vitamine : le 25 avril dernier, le Tribunal correctionnel de Toulon a condamné le dirigeant de la radio, Lazare Groune, à 36 mois de prison, dont 6 mois ferme, ainsi qu’une amende de 50 000 €, et l’interdiction définitive de gérer une entreprise ou une société commerciale, ainsi que la diffusion de la décision à ses frais à la concurrence dans le journal Var Matin, qui représente la somme de 15 000 €.

Selon Var Matin, après 3 jours d’audience, le procureur Nicolas Kerfridin a estimé que les faits sont caractérisés, et qu’il y a bien eu abus de biens sociaux, abus de confiance et faux. Il a été évoqué des détournements d’une partie des dividendes au profit de Mr Groune, des rémunérations excessives, des factures qui n’arrivaient pas au comptable depuis 7 ans, la rédaction de fausses factures, ou encore l’absence de formalisme au sein de la structure de la radio. Le tout sur fond de conflits familiaux entre frères et sœurs.

Lazare Groune, qui dirigeait Vitamine depuis 1996, devrait à nouveau se rendre prochainement au Tribunal correctionnel de Toulon, qui devra statuer sur les intérêts civils des associations qui constituaient Vitamine. Le préjudice s’élèverait à plus d’un million d’euros.

Pour rappel, Vitamine était en graves difficultés depuis 2010, après la demande de nomination d’un administrateur provisoire initiée par Sahra et Salah Groune, qui étaient « témoins d’anomalies graves dans la gestion » de la radio ; outre les problèmes judiciaires auquel son dirigeant devait faire face, la station varoise était placée en procédure de sauvegarde en 2013 par Lazare Groune.

La vingtaine de salariés avaient déjà manifesté en 2015 leurs inquiétudes sur l’avenir de la station. En septembre 2015, Vitamine perd sa diffusion en RNT sur Paris et Nice, puis quelques jours après, ce sont ses 7 fréquences FM qui n’émettent plus. Depuis, le site web de la radio n’existe plus, laissant présager la fin tant redoutée de Vitamine. Le procureur du tribunal avait qualifié cette disparition de « gâchis humain » en ayant eu une pensée pour les salariés.

Une réflexion au sujet de « Lourdes sanctions prononcées pour l’ex-patron de Vitamine »

  1. Et oui le procureur a une pensée pour les salariés mais lorsque ces derniers l’ont alerté sur ce qu’ils vivaient avec notamment les vols commis par les mêmes qui ont pillés la radio et après se sont constitués parties civiles que faisait le procureur ! !!!
    Il a ignoré leurs appels
    Mais de qui se moque t’ont ?

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